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YVON MAUFFRET






Yvon Mauffret est mort au mois de mars 2011. Auteur de dizaines de romans, de livres de contes, de biographies, de scénarios de télévision, de livrets d'opéra, son œuvre était surtout marquée par la mer.
Né à Lorient  en 1927, il y passa son enfance ainsi qu'à Saint- Gildas-de-Rhuys.
Il fut de nombreuses années marin autour du monde, exerçant un métier aujourd'hui disparu : écrivain. C'est à dire secrétaire de bord, dans la marine marchande.
Quand il abandonna à regret le long cours, il vécut une vingtaine d'années à Paris où il exerça de nombreux petits métiers avant de regagner la Bretagne pour tenter de vivre de sa plume dans sa petite maison de Saint-Gildas-de-Rhuys.
Sa première œuvre publiée en 1957, Capitaine Juliette, parut chez Plon. Ensuite ses livres allaient naître chez de nombreux éditeurs dont Fleurus, GP Rouge et Or, Rageot, Milan, Bayard, Duculot, Gallimard, d'autres encore.
Ces dernières années son principal éditeur fut Rageot, maison d'édition qui l'honora en publiant il y a quelques années, un petit livre qui rendit hommage à son talent. Pourtant son livre récent le plus remarqué fut Pépé la boulange, publié à L'école des loisirs. Cette œuvre qui a pour cadre Belle Île en Mer, reste un des plus beaux et des plus doux romans de ces dernières années.
Yvon écrivait en dehors de toute mode. Sa phrase classique offrait souvent une belle part d'implicite où les jeunes lecteurs devinaient qu'il était de leur côté… de leur clan !
Plusieurs jeunes, écrivains et illustrateurs qui l'avaient peu ou pas lu, l'ont croisé ces dernières années dans des salons du livre (Creil… Montauban…). Beaucoup quand ils l'évoquent parlent de son regard si serein et de ses yeux bleus qui semblaient usés par la mer qu'il contempla si souvent.

Yvon Mauffret, était un homme discret. Il écrivait disait-il, principalement " pour les gosses ". Il répétait cela simplement, un peu comme s'il voulait toujours masquer le beau talent que nous lui connaissions.
Dans un monde où grandir reste difficile, où les mauvais coups portés aux enfants ne sont pas rares, les pages pleines de fraternité qu'il nous a offertes, resteront longtemps, je crois, d'actualité.

Yves Pinguilly
2011





                                         


 
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